Le livre de Daniel dans la Bible est un libre merveilleux. Les 6 premiers chapitres racontent l’histoire de Daniel et sont mis en scène au cours des épisodes de Babylone et de la Perse. Les chapitres 7 à 12 présentent des visions d’évènements historiques, dites des prophéties.Il s’agit ici d’aborder l’une des visions qui donnent des indices très précis concernant la fin des temps.

Avant tout, remettons nous dans le contexte. Il s’agit de Daniel dans l’Ancien Testament. A ce moment présent, le peuple de Dieu est Israël, la ville Sainte Jérusalem. Ainsi, il ne s’agit pas de l’Église mais du peuple juif. La prophétie des 70 semaines concerne donc spécifiquement le peuple de Dieu (le peuple Juif) et la cité de Jérusalem. Au delà du fait que l’histoire du temps tourne autour du peuple de Dieu, nous pouvons affirmer que la roue du temps a commencé à tourner. Le sablier de temps s’est retourné pour annoncer la fin des temps !

« Soixante-dix semaines ont été fixées sur ton peuple et sur ta ville sainte, pour faire cesser les transgressions et mettre fin aux péchés, pour expier l’iniquité et amener la justice éternelle, pour sceller la vision et le prophète, et pour oindre le Saint des saints.
Sache-le donc, et comprends! Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem sera rebâtie jusqu’à l’Oint, au Conducteur, il y a sept semaines et soixante-deux semaines, les places et les fossés seront rétablis, mais en des temps fâcheux.
Après les soixante-deux semaines, un Oint sera retranché, et il n’aura pas de successeur. Le peuple d’un chef qui viendra détruira la ville et le sanctuaire, et sa fin arrivera comme par une inondation; il est arrêté que les dévastations dureront jusqu’au terme de la guerre.
Il fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine, et durant la moitié de la semaine il fera cesser le sacrifice et l’offrande; le dévastateur commettra les choses les plus abominables, jusqu’à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le dévastateur. »
Daniel 9 – 24 à 27

Comme il est dit précédemment, les 70 semaines sont composées de :

  • 7 semaines
  • 62 semaines
  • 1 semaine

Quel rapport ces semaines ont-elles avec Jésus ?

« Jusqu’à l’Oint (le Messie), le Conducteur (le Prince), il y a 7 semaines et 62 semaines » Daniel 9 : 25

Sir Robert Anderson a été brillamment inspiré par Dieu pour découvrir l’existence d’un calendrier biblique parfait de 12 mois de 30 jours, faisant une année de 360 jours. Cette découverte lui permit de déterminer précisément la durée des 69 premières semaines d’années de la prophétie de Daniel, ainsi que la durée de la dernière semaine.

Rappelez-vous que cette prophétie n’est pas seulement une question d’astronomie, de mathématiques, ou de calculs obscurs et compliqués. Cette prophétie, que nous sommes destinés à comprendre, est avant tout une question qui doit toucher notre cœur. Elle nous concerne donc directement, vous et moi. Cette merveilleuse prophétie des 70 semaines nous a été donnée par le Seigneur, parce que le cœur de Daniel était rempli d’amour pour son peuple, et pour sa Cité de Jérusalem. Rappelez-vous que c’était à cause du fardeau que Daniel ressentait pour son peuple qu’il a été poussé à jeûner et à prier, alors qu’il se trouvait à Suse, dans son lieu d’exil. C’est pour cela que les choses ont commencé à bouger dans la 3ème dimension ! Dès que Daniel eut commencé à chercher la face de Dieu, pour obtenir la restauration de la cité sainte, et le rassemblement de son peuple, sa prière est parvenue devant le trône de Dieu. La requête de Daniel correspondait parfaitement aux plans et aux desseins de Dieu. Le Seigneur l’a entendu ! Et Il a agi ! Immédiatement, Gabriel, un ange qui se trouvait devant le trône de Dieu, fut envoyé vers Daniel, porteur d’un message divin. Ce message révélait les volontés ultimes de Dieu concernant Son peuple.

Nous allons nous intéresser plus en détail aux 69 premières semaines. Relisons ce passage de l’Ecriture :

« Sache-le donc, et comprends ! Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem sera rebâtie jusqu’à l’Oint, au Conducteur, il y a sept semaines ; dans soixante-deux semaines, les places et les fossés seront rétablis, mais en des temps fâcheux » Daniel 9 : 25

D’après ce passage, nous pouvons en conclure que la reconstruction des murailles et la restauration complète de la souveraineté de Jérusalem allait prendre 7×7 = 49 années bibliques prophétiques. A partir de là, une nouvelle période de 62 semaines d’années allait conduire sans interruption à un autre moment capital de l’Histoire : l’Oint (le Messie), le Conducteur (le Prince) allait Se révéler comme tel à Son peuple. Cela s’est produit le 10 du mois de Nisan, juste avant la Pâque, quatre jours avant la crucifixion du Seigneur Jésus. Cette année marquante était l’année 32. Quelques chiffres pour illustrer et mieux comprendre :

7 + 62 = 69 semaines d’années prophétiques.

69 x 7 (années) = 483 années prophétiques.

483 (années prophétiques) x 360 (jours) = 173 880 jours prophétiques.

Ce nombre de jours prophétiques, comme l’a démontré Sir Robert Anderson, correspond exactement au nombre de jours écoulés entre le jour de la publication de l’édit d’Artaxerxés en faveur de Néhémie, et le jour de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem ! 173.880 jours après l’édit d’Artaxerxés, le peuple de Dieu, et la cité de Jérusalem, se trouvaient placés à un moment crucial et unique de leur histoire ! C’était le point culminant du ministère de trois ans et demi du Seigneur Jésus, en ce printemps de l’an 32. C’était aussi un mois de Nisan. Le peuple d’Israël pouvait contempler son Messie, son Prince, entrer triomphalement à Jérusalem, monté sur un âne.

Pourquoi ce délai entre la 69e et la 70e semaine ?

La 69ème semaine s’est donc achevée à la fin de ce jour unique qui marquait l’entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem. Le Seigneur Jésus était sur le point d’achever le temps de Sa première venue sur la terre.

Pour cette première entrée à Jérusalem, comment allait Se comporter le Messie ? Allait-Il entrer à Jérusalem pour exercer la vengeance de Dieu, en Roi conquérant, monté sur un cheval blanc, armé d’une épée pour frapper les nations ? Non ! D’autres prophéties concernant une nouvelle venue du Messie devaient encore attendre (Es 63 : 1-6 ; Ap 19 : 11-21, etc.)

Lors de Sa première venue, le Seigneur Jésus devait prendre l’apparence d’un humble serviteur. Au cours de Ses trois ans et demi de ministère, Il ne S’est officiellement présenté au peuple comme le Messie qu’en ce jour mémorable du 10 Nisan. C’est l’unique jour où Jésus eut l’occasion de faire son entrée messianique dans la ville de Jérusalem. Il avait enseigné et exercé Son ministère dans cette ville pendant trois ans et demi. Mais, en ce jour particulier, ce fut la seule occasion où Il accepta de remplir publiquement Son rôle de Messie. La foule avait bien crié : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël ! » (Jn 12 : 13).

Jésus était descendu du Mont des Oliviers, avait traversé le torrent du Cédron, et avait pénétré dans Jérusalem par la Porte Orientale. Ce fut une joyeuse parade. Tous ceux qui L’aimaient étaient assemblés et L’accueillaient avec des cris de joie. Ils jetèrent des branches de palmier devant Lui, comme pour honorer un roi qui revient en triomphe dans sa ville.
Hélas, ce moment fut de courte durée ! Les chefs religieux étaient furieux. Malgré le fait que la semaine de la Pâque avait déjà commencé, ils décidèrent immédiatement de mettre Jésus à mort. Quatre jours plus tard, exactement comme la prophétie de Daniel l’avait annoncé, le Messie « fut retranché » (Daniel 9 : 26).

Puisque la 70e semaine est celle de la fin des temps, pourquoi y a-t-il ce délai entre la 69e semaine et la dernière semaine ? Cela fait 2.000 années bibliques que le Seigneur a été retranché !

Pour répondre à cette question, nous ferions bien tout d’abord de nous la poser ! Pourquoi notre Seigneur devait-Il venir deux fois sur la terre ? Pourquoi devait-Il venir une première fois comme un Serviteur souffrant, humble, monté sur un âne, puis une deuxième fois comme un Libérateur et un Roi, monté sur un cheval blanc ?

Le temps de la grâce entre la 69ème et la 70ème semaine

Voici une réponse possible de ce temps entre la 69ème et la 70ème semaine. Notre Dieu est un Dieu de grâce, mais aussi un Dieu de justice. En tant que Chrétiens, nous insistons beaucoup sur le ministère de grâce de Jésus. Mais nous n’aimons pas beaucoup insister sur Son ministère de justice. Nous tendons à réserver cet aspect à l’Ancien Testament ou à la Loi Mosaïque. Nous croyons, à juste titre, que nous ne sommes plus sous la domination de la Loi, parce que nous sommes morts à la chair, et que nous sommes conduits par l’Esprit. Pourtant, la Bible nous dit que la Nouvelle Alliance comprend aussi une Loi. Cette Loi n’est pas un système de commandements écrits sur des tablettes d’argile ou des parchemins, destins à être appliqués au moyen d’une observation extérieure. Non. La Loi de la Nouvelle Alliance est écrite dans nos cœurs. Nous sommes soumis à Christ, et nous Lui obéissons, non par obligation, mais parce que nous L’aimons. Cette œuvre merveilleuse provient de l’œuvre intérieure de la grâce de Dieu dans nos cœurs, une grâce que nous recevons par la foi.

« Voici, les jours viennent, dit l’Eternel, où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle, non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, le jour où je les saisis par la main pour les faire sortir du pays d’Egypte, alliance qu’ils ont violée, quoique je fusse leur maître, dit l’Eternel. Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit l’Eternel : je mettrai ma loi au dedans d’eux, je l’écrirai dans leur cœur ; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple » Jér 31 : 31-33

Le temps qui sépare la 69ème et la 70ème semaine concerne le temps de l’Église, c’est-à-dire le temps de la grâce. Le salut ne se trouve qu’en Jésus Christ, le Seigneur et Sauveur. Nous sommes actuellement à cette période, étant donné que l’Enlèvement de l’Eglise n’a pas encore eu lieu. Une fois arrivée, la 70ème semaine pourra commencer

Beaucoup de Chrétiens ne comprennent pas qu’ils doivent être gouvernés directement par Christ, au moyen d’une loi qui est inscrite dans leur cœur, et qui est une loi d’amour. Notre intelligence a trop subi l’influence grecque. Nous abordons les réalités spirituelles de la même manière que nous abordons les choses de cette vie, en termes de logique grecque. Nous traitons les concepts spirituels de la Parole de Dieu comme nous traiterions un théorème de mathématiques ou de géométrie. Mais cela ne marche pas bien pour aborder les réalités spirituelles. Souvent, les vérités spirituelles sont interdépendantes. Nous faisons violence aux préceptes de Dieu en les forçant à entrer dans les catégories idéologiques de notre intellect. C’est le cas pour la loi et la grâce.

Dans tout l’Ancien Testament, Dieu a constamment tenté de toucher Israël au niveau de son cœur. Nous qui sommes aujourd’hui membres de Son Eglise, nous devons comprendre que le Seigneur, qui est venu habiter dans notre cœur après notre nouvelle naissance, veut régner en nous, tout en nous maintenant dans une relation d’amour avec Lui. C’est un tel amour qui permettra à sa loi juste de s’imposer dans nos cœurs. Il ne s’agit pas d’une relation légaliste et pénible. Dans notre marche par la foi avec Lui, nous apprendrons à nous livrer de plus en plus complètement à cette loi intérieure de l’Esprit qui veut nous diriger entièrement. C’est là l’œuvre de la grâce, qui n’exclut pas l’œuvre de la juste loi de Christ en nous.

Comme nous sommes prémillénaristes, cette question de la « loi » ne devrait pas nous poser de problème. Nous savons que quand Jésus sera revenu sur la terre pour y régner, Il imposera Sa juste Loi à toute la terre. Les Juifs sont surtout préoccupés par le règne de la justice. L’Eglise est surtout préoccupée par le règne de la grâce et l’expansion de l’Evangile. Notre Seigneur est préoccupé de ces deux choses à la fois. Il va régner sur la terre en tant que Messie, pendant mille ans. Il exercera les deux ministères de Melchisédek : Sacrificateur et Roi. En tant que Sacrificateur, Sa mission sera de rapprocher Dieu et les hommes. En tant que Roi, Sa mission sera de faire régner la justice sur la terre. Ce sont les deux aspects de son Ministère. Ils sont symbolisés par les deux « pièces de bois » mentionnés dans Ez 37, ou par les deux oliviers de Za 4.

Ces deux aspects du ministère du Messie nous permettent de comprendre pour quelle raison le Seigneur devait venir deux fois sur la terre, et aussi pour quelle raison il doit y avoir un délai entre Ses deux venues. Les 69 premières semaines de Daniel se terminent au moment où le Messie achève Son ministère terrestre de grâce, en tant que Serviteur Souffrant. Tout au long de sa première venue, nous voyons que le ministère du Seigneur a surtout été un ministère de Sacrificateur. Comme Rédempteur, Il est venu en toute humilité. Il voulait offrir à Son Epouse le don du salut. Quand Il reviendra sur la terre, Il exercera les deux ministères qui seront les Siens, selon l’ordre de Melchisédek. Il sera à la fois Sacrificateur et Roi. Jésus occupera ces deux fonctions royales, tout au long du Millénium à venir.

Cinq siècles avant la première venue de Jésus, le prophète Zacharie avait vu le Messie entrer à Jérusalem de cette manière humble. Il L’a vu pénétrer dans la Cité de Paix humblement, monté sur un âne. Le Seigneur n’a alors cherché à faire aucune conquête terrestre. Il était venu Se donner au peuple de l’alliance, à Sa future Epouse. Il était venu lui offrir le don du salut.

« Sois transportée d’allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, sur un âne, le petit d’une ânesse » Za 9 : 9

Lors de sa première venue, le Messie voulait offrir Sa grâce à Son Epouse, comme prix de son rachat. Cela Lui a coûté Sa propre vie. Il est venu offrir la Bonne Nouvelle de l’Evangile tout d’abord à Sa ville de Jérusalem, puis à la Judée, à la Samarie, et à toutes les nations, jusqu’aux extrémités de la terre. Le but de cette longue période entre les deux venues du Messie était d’offrir à tous les hommes un temps de la grâce. Cette période de la grâce devait commencer au moment de Sa mort sur la croix, et doit durer jusqu’à la 70e semaine de Daniel. Lors de la bataille finale d’Harmaguédon, Jérusalem sera investie par les armées des nations. Mais, même dans cette période de trouble extrême, tous ceux qui invoqueront le Nom du Seigneur continueront à être sauvés (Joël 2 : 28-32).

Jésus n’est pas encore revenu exercer Son ministère de Roi sur la terre. Après la Grande Tribulation, tous les habitants de la terre verront le Seigneur revenir en gloire (Mt 24 :29-31). Le Jour du Seigneur marquera Son retour, accompagné de tous Ses saints (Jude 14-15). C’est alors qu’Il Se vengera de Ses ennemis (Es 34 : 8, Es 63 : 1-6 ; Ap 19 : 11-21), et qu’Il délivrera le peuple de Son alliance (Mi 2 : 12-13, 1Th. 4 : 13-18). Il exercera la justice et le jugement et règnera sur notre terre ravagée et polluée et sur ses habitants malades du péché et en détresse.

De même que la première venue du Seigneur s’est produite exactement au moment prévu, à la fin de la 69e semaine de Daniel, ainsi, Sa seconde venue sur la terre se produira à la fin de la 70e semaine, pour instaurer le glorieux Millénium (Ap 20 : 1-9). Le Messie dirigera la politique et la religion de toute la terre. Son règne s’exercera à partir de la ville de Jérusalem, la ville de paix, la ville de Melchisédek :

Les 2 jours de l’Église

Nous voilà entrés dans le XXIe siècle. Deux mille années bibliques se sont écoulées depuis que le Seigneur a fait Son entrée triomphale à Jérusalem, en ce 10 Nisan de l’an 32. Le prophète Osée nous annonce aussi un délai de « deux jours » et parle d’un « réveil » lors du troisième jour :

« Venez, retournons à l’Eternel ! Car il a déchiré, mais il nous guérira ; il a frappé, mais il bandera nos plaies. Il nous rendra la vie dans deux jours ; le troisième jour il nous relèvera, et nous vivrons devant lui » Os 6 : 1-2

Ceci est très intéressant ! Osée parle d’un « délai » de « deux jours » après les derniers jugements de Dieu, où Il a « déchiré »et « frappé ». Se peut-il que ces « deux jours » correspondent à deux millénaires, ou encore à 2.000 ans ? Comment interpréter cette promesse faite par Dieu, quand Il parle de « rendre la vie » et de « relever » ?…

Ce relèvement se fera le « troisième jour », ce qui nous permet de penser que ce troisième jour fait référence au Millénium, et que les deux premiers jours représentent la période de 2.000 ans que nous venons de vivre depuis le départ de Jésus de cette terre. Cela correspondrait aussi à ce que croyaient les antiques sages d’Israël. Ils envisageaient six mille ans de règne de l’homme sur la terre, suivis par un « sabbat » glorieux de mille ans de règne de Jésus.

Osée peut donc très bien nous avoir donné la durée exacte du temps qui devait s’écouler entre l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, et le moment où le Seigneur reviendrait régner sur la terre. Ces deux mille ans peuvent représenter la durée du délai qui nous était imposé entre les deux venues du Seigneur. Car il est écrit par ailleurs :

« Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer,
c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour»
2Pi 3 :8

Si les « deux jours » représentent 2.000 ans, cette prophétie d’Osée mérite d’être étudiée un peu plus en détail. Tout d’abord, on peut remarquer que 2.000 ans correspondent exactement à 40 jubilés de 50 ans. Le nombre 40 est un nombre particulier, qui est toujours associé à la notion d’épreuve. Les enfants d’Israël ont été éprouvés pendant 40 ans dans le désert. Il est intéressant de constater que l’Église du Seigneur pourrait aussi avoir effectué sa traversée du désert pendant 40 jubilés.

En outre, nous devons nous demander quelles sont les années que nous devons considérer : nos années solaires habituelles de 365,2422 jours, ou les années bibliques prophétiques de 360 jours ? Il en est de la prophétie d’Osée comme de toutes les prophéties qui nous sont parvenues depuis le trône de Dieu. Le Seigneur fait toujours référence à l’année biblique parfaite de 360 jours.

CONCLUSION

Des jours terribles s’annoncent, pour les Juifs comme pour les Chrétiens. Mais nous ne devons pas nous inquiéter de l’issue finale. C’est Jésus qui ouvre les sceaux de l’Apocalypse. C’est Lui seul qui contrôle toute l’Histoire du monde. C’est Lui qui en a fixé les limites. Le Messie a déjà décidé de mettre un terme à tout le mal que nous voyons sur la terre. Et Il le fera en un clin d’œil ! A la fin de la 70e semaine, Il retournera à Jérusalem, en tant que Roi Conquérant, monté sur un cheval blanc. Le Lion de la Tribu de Juda, le Fils de David, imposera Son règne de justice à toute la terre. Beaucoup d’hommes méchants n’apprécieront pas ce règne. Cela explique pourquoi le Ps 2 nous décrit la colère des nations confrontées au règne du Messie.

Grâce et paix à tous ceux qui auront aimé Son avènement !

Article de Gavin Finley. L’original peut être consulté en anglais à l’adresse suivante :

http://endtimepilgrim.org/70wks6.htm
http://endtimepilgrim.org/70wks7.htm

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Commentaire sur l’article :

Il nous semble très étrange que l’auteur ne fasse aucune mention de l’enlèvement de l’Eglise, tout au long des premiers articles de cette série, et notamment au stade où il est parvenu dans le présent article. Il est vrai que le moment de l’enlèvement de l’Eglise fait toujours l’objet d’un certain nombre de controverses au sein du Corps de Christ. Certains pensent que l’enlèvement se produira avant le début de la Tribulation. D’autres croient qu’il se produira au milieu de la Tribulation. D’autres enfin sont convaincus qu’il ne se produira qu’à la fin de la Tribulation.

Pourquoi l’Eglise sera enlevée avant la 70ème semaine ?

Nous ne voulons pas ici entrer dans le détail de ce débat. Il nous suffira de dire que nous sommes personnellement convaincus que l’enlèvement de l’Eglise se produira avant la Tribulation. Nous pouvons simplement évoquer rapidement certains arguments importants en faveur de cette thèse :

- Le Seigneur Lui-même a dit aux disciples qu’il en sera, au temps de la fin, comme au temps de Noé et de Lot (Lc 17 : 26-37). Or Noé et Lot ont justement fait l’objet d’un sauvetage avant le déluge d’eau ou de feu. L’arche, pour Noé, comme la ville de refuge de Tsoar, pour Lot, représentent le Seigneur Jésus, en Qui les croyants seront à l’abri au jour du jugement, grâce à l’enlèvement. Il ne s’agit pas seulement d’une mise à l’abri au milieu même, ou au travers du jugement, mais d’un arrachement hors du jugement. Cela représente donc ce qui se passera pour l’enlèvement. Les vainqueurs, prêts et sanctifiés pour le jour de l’enlèvement, seront littéralement arrachés de la terre, qui sera ensuite totalement dévastée par les jugements de la colère de Dieu. Nous savons que nous ne sommes pas destinés à la colère du Seigneur.

- Beaucoup de partisans d’un enlèvement après la Tribulation avancent l’argument que cette Tribulation sera un moyen de purification et de mise à l’épreuve pour l’Eglise. Il est vrai que toute tribulation peut être l’occasion d’une purification pour celui qui la traverse. Cela fait deux mille ans que l’Eglise subit diverses tribulations. Mais l’Epouse de Christ, justement, a choisi d’obéir à Son Seigneur par amour pour Lui, et de se sanctifier volontairement. Elle ne compte pas sur le châtiment ni sur la Tribulation pour se sanctifier. Certes, si la volonté du Seigneur pour elle était de passer par la Tribulation, elle l’accepterait volontiers. L’Epouse ne fait preuve d’aucune crainte, ni d’aucune lâcheté. Les martyrs de tous les temps l’ont abondamment prouvé. Mais l’étude attentive de la Parole ne nous permet pas de penser que la volonté du Seigneur pour Son Epouse soit qu’elle passe par la Grande Tribulation de la fin des temps.

- Si l’Eglise devait être enlevée à la fin de la Grande Tribulation, pour revenir aussitôt après avec Jésus pour régner pendant le Millénium, on ne voit plus très bien le motif et l’intérêt d’un enlèvement, qui perd toute sa signification et toute sa nécessité.

- Jésus a prévenu Ses disciples que l’enlèvement viendrait brutalement, au moment où ils n’y penseraient pas, et que personne n’en connaissait ni le jour ni l’heure, sauf le Père. Si l’enlèvement devait se produire à un autre moment qu’avant la Tribulation, sa date pourrait parfaitement être déterminée, sachant que la Tribulation doit durer sept ans, et qu’elle doit commencer au moment où l’Antichrist conclut « une solide alliance avec plusieurs ». Il est donc essentiel que la date de l’enlèvement ne puisse pas être déterminée avec précision, même si l’Esprit nous avertit que nous approchons de ce moment.

Pour en revenir aux articles sur la prophétie de Daniel, il nous semble que l’auteur aurait pu introduire l’enlèvement à ce stade de son discours. Ayant justement fait mention de la prophétie d’Osée et de la possibilité que les « deux jours »« deux mille » années bibliques, il calcule le nombre d’années solaires représentées par ces deux mille années bibliques, et aboutit au chiffre de 1971 années solaires et 108 jours. En ajoutant cette période à l’an 32 de la mort de Jésus- Christ, il aboutit à la fin du mois de juillet 2003, qui devrait donc marquer pour lui la fin de la période séparant les deux venues du Seigneur, et donc le début du Millénium. Ces articles ayant été écrits à la fin décembre 2002, l’auteur pouvait encore avoir l’espoir de voir son interprétation se confirmer. représentent

Or nous sommes, au moment où cette note est écrite, en juin 2004. Manifestement, la Tribulation n’a pas encore commencé ni, à plus forte raison, le Millénium. Si l’on conserve cette interprétation de la prophétie d’Osée, il faut en conclure que le point de départ des 1971 ans et 108 jours, c’est-à-dire l’an 32, était incorrect. Relisons ce que disait Osée :

« Venez, retournons à l’Eternel ! Car il a déchiré, mais il nous guérira ; il a frappé, mais il bandera nos plaies. Il nous rendra la vie dans deux jours ; le troisième jour il nous relèvera, et nous vivrons devant lui » (Os 6 : 1-2).

Le prophète dit bien que le Seigneur a déchiré, frappé, infligé des plaies, et même ôté la vie, et qu’il ne rendra la vie que le troisième jour, après deux jours d’attente. De qui parle-t-il, et qui sont ceux qui sont désignés par ce « nous » répété quatre fois ? Manifestement, il ne peut s’agir que du peuple Juif.

Il faudrait donc pouvoir déterminer avec précision un moment, dans l’histoire de ce peuple Juif où, après la première venue du Seigneur Jésus, il a été déchiré, frappé, blessé, et même « mis à mort » en tant que peuple souverain. On pense tout de suite à l’été de l’an 70, lorsque les armées romaines de Titus ont détruit Jérusalem et le Temple, et déchiré, frappé, blessé et mis à mort la nation juive. Faudrait-il faire partir le délai de 2.000 années bibliques (ou de 1971 années solaires et 108 jours) de l’an 70, plutôt que de l’an 32 ? Cela nous mènerait à l’automne de l’année 2041, qui représenterait alors le point de départ du « troisième jour » d’Osée, le Millénium.

Mais cela ne changerait pas le fait que l’on connaîtrait toujours précisément l’année du début de la Tribulation, qui commencerait en l’an 2034, sept ans auparavant. L’enlèvement ne pourrait alors survenir inopinément qu’avant cette date, car personne ne peut en connaître le jour ni l’heure. S’il survenait à la fin de la Tribulation, tout le monde en connaîtrait le jour et l’heure.

Il est donc bien difficile de déterminer un point de départ incontestable pour cette période de 2.000 ans bibliques séparant les deux venues du Seigneur. Si ni 32 ni 70 ne conviennent, quelle autre date faudrait-il choisir ? Nous pouvons simplement dire que nous approchons rapidement de la fin de cette période intermédiaire. L’enlèvement pourra se produire dès que nous aurons vu paraître le « fils de la perdition », l’Antichrist (2Th 2 : 3). Comme il est clair que nous sommes déjà entrés dans la grande apostasie de la fin des temps, dont parle le même verset, l’apparition de l’Antichrist ne saurait tarder. Il se peut même qu’il soit déjà quelque part en place, et que nous le connaissions, mais qu’il ne se soit pas encore pleinement manifesté en tant qu’Antichrist.

L’essentiel, par conséquent, est bien de nous préparer activement au retour du Seigneur, quelle que soit la date de ce retour. Notre priorité reste la compréhension et la prédication du message de la croix, et l’apprentissage de la marche par l’esprit, condition d’une sanctification effective. Nous pourrons alors partir quand la dernière trompette sonnera !

Nous pensons donc que l’intéressante étude de Gavin Finley aurait encore gagné en intérêt, s’il avait intégré dans sa perspective l’enlèvement de l’Eglise.

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