« À vous,  riches, maintenant! Pleurez et jetez des cris, à cause des malheurs qui vont tomber sur vous. Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés des vers. Votre or et votre argent se sont rouillés, et leur rouille s’élèvera en témoignage contre vous et dévorera votre chair comme un feu. Vous avez amassé de trésor pour les derniers jours ». Jacques 5:1-3

« Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments. » 1 Timothée 6:10

« Gardez-vous avec soin de toute avarice; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance ». Luc 12:15

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Bienvenue dans ce monde où l’argent est roi ! En effet, rien ne peut se faire sans l’argent. Qu’on se le dise, cette société capitaliste est basée avant tout sur l’argent au point où celle-ci est devenue esclave de la richesse. Face à ce constat alarmant où les riches deviennent de plus en plus riches, et les pauvres de plus en plus pauvres, que devons-nous penser de l’argent et des richesses au sens large ? En tant que chrétien, faisons attention non pas à l’agent en tant que tel, mais à ce que l’argent ne nous possède pas.

De l’argent : oui, mais pour quoi faire ?

Les gens de ce monde se livrent à divers voluptés, dans les désirs et les plaisirs éphémères souvent générés par la recherche de la satisfaction personnelle. Pour ce faire, disposer d’argent est le meilleure moyen d’assouvir ses envies matérielles mais aussi de pouvoir. L’égo sur-dimensionné de certain, les pousse à des pratiques pouvant être illégales amenant à répondre à un seul but : avoir de plus en plus d’argent !
Dans cette optique, on peut se demander comment les riches font-ils pour devenir davantage riches et qu’en même temps, les pauvres s’appauvrissent davantage ? Il est évident que rien ne disparaît ici bas, il en est de même pour l’argent ! N’est-il pas un mensonge de dire que Jérôme Kerviel a fait disparaître 50 milliards d’euros ? A moins que ces sommes soient passées de la société générale à … En ce sens, on peut se demander si cette « pseudo » crise montée de toute pièce n’est pas un moyen ou un aboutissement pour bouleverser la société.

Nous avons parfois dû mal à accepter les sommes astronomiques mentionnées dans le sport, le cinéma, les affaires… où la richesse de l’argent est devenu un symbole, voir même une idolâtrie. Surtout lorsque l’on voit la misère et la pauvreté extrême dans certaine partie du monde (Afrique). Et dire qu’un petit pourcentage de ces richesses utilisées en générosité pourraient résoudre, en grande partie, la faim dans le monde. Passons…

La sagesse d’Agur :
« Ne me donne ni pauvreté ni richesse ; nourris-moi du pain qui m’est nécessaire »

Comment recourir à la sagesse au sujet de l’argent ?

Agur était sage, il demandait à Dieu : « Ne me donne ni pauvreté ni richesse ; nourris-moi du pain qui m’est nécessaire » ! Il comprenait les dangers de l’une et de l’autre. De la richesse : « de peur que je ne sois rassasié, et que je ne te renie et ne dise : Qui est l’Éternel ? » ; de la pauvreté  « de peur que je ne sois appauvri, et que je ne dérobe, et que je ne parjure le nom de mon Dieu » (Proverbes 30:8-9). Quelle défiance de soi-même et quelle connaissance de son propre cœur cela dénote ! Mais combien est plus remarquable encore l’état moral et spirituel de l’apôtre qui pouvait dire : « … j’ai appris à être content en moi-même dans les circonstances où je me trouve. Je sais être abaissé, je sais aussi être dans l’abondance ; en toutes choses et à tous égards, je suis enseigné ; aussi bien à être rassasié qu’à avoir faim, aussi bien à être dans l’abondance qu’à être dans les privations. Je puis toutes choses en celui qui me fortifie » (Philippiens 4:11-13).

Enseignés à l’école de Dieu, nous pouvons le glorifier aussi bien dans l’abondance que dans la pauvreté ; mais nous avons à faire à un ennemi rusé qui cherche à nous éloigner du sentier de la dépendance et il sait bien se servir des richesses que nous pouvons posséder ou essayer d’acquérir pour atteindre son but.

En lisant Ecclésiaste 7:12, on constate bien que l’argent apporte une certaine protection mais bien inférieur à celle qu’apporte la sagesse. Si l’argent est utile pour se procurer les nécessités de la vie, il n’en demeure pas moins qu’il a servi et sert encore aux malheurs des uns et des autres. Un exemple très connu des chrétiens est celui rapporté dans l’évangile de Matthieu 26:14-16, nous y lisons: « Alors l’un des douze, celui qui s’appelait Judas Iscariote, alla vers les prêtres en chef 15 et dit : “ Que me donnerez-vous pour que je vous le livre ? ” Ils lui fixèrent trente pièces d’argent. 16 Et à partir de ce moment-là, il cherchait une occasion favorable pour le livrer.  »
Ainsi, l’argent aussi servi à livrer le Fils de Dieu pour qu’il soit mis à mort.

Le monde pense que l’argent nous protège….

Aujourd’hui, la banque devient le symbole ultime de la richesse. On y amasse notre capital, nos économies, nos trésors avec un sentiment de sécurité. Cette sensation qui consiste à penser : plus nous avons de l’argent, plus nous sommes protégés peut devenir une obsession, une idole. Peut importe la manière, tant que le compte bancaire ne souffre pas. On voit alors apparaître des assurances vie censées assurer notre protection contre tout imprévu. Et pourtant, cette garantie n’est pas toujours évidente…

… la bible dit que Dieu est notre rémunérateur

Soyons clair : la richesse n’est pas anti-biblique. Dans l’Ancien Testament, les richesses contribuaient au bonheur de l’humanité et symbolisaient la bonté de Dieu envers les hommes. Dès la Genèse, on appercoit Abraham comme étant « très riche en troupeaux, en argent et en or » Genèse 13:2. Plus loin, la Bible fait référence à l’enthousiasme autour des richesses de Salomon. Il était   »Le roi qui fut plus grand que tous les rois de la terre par les richesses et par la sagesse » 1 Rois 10:23. A travers de nombreux passages, Dieu fait éclat de toute sa bonté grâce à la richesses et des biens créés pour l’homme. Métaux précieux, produits agricoles, troupeaux, fils nombreux et même esclaves sont un don de Dieu qui témoignage son alliance auprès des hommes. Et chose étonnante, Dieu ne s’en gêne pas quitte à augmenter de manière significative ces richesses notamment avec l’exemple de Isaac qui « sema dans ce pays, et il recueillit cette année le centuple; car l’Éternel le bénit. Cet homme devint riche, et il alla s’enrichissant de plus en plus, jusqu’à ce qu’il devint fort riche. » Genèse 26:12 et 13.

Le danger est lorsque la richesse devient notre obsession avec une telle dépendance qui va à l’encontre de Dieu. A cet égard, l’Eternel ne peut être plus clair que les versets suivants :

« Ne vous livrez pas à l’amour de l’argent; contentez-vous de ce que vous avez; car Dieu lui-même a dit: Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. » Hébreux 13:5

« Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. » Matthieu 6:24

« Recommande aux riches du présent siècle de ne pas être orgueilleux, et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais de la mettre en Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions. » 1 Timothée 6:17

« Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse. » Matthieu 13:22

« Le désir de l’enrichissement est dangereux. » 1 Tim 6,7v10

Détachons nos cœurs de ce qui est en bas et gardons nous de chercher à « amasser un trésor dans les derniers jours ». Pour nous, les « derniers jours » sont ceux qui précédent la venue du Seigneur pour nous introduire là où sont nos vrais biens, nos richesses éternelles. Quel contraste entre ces richesses et celles d’ici-bas, desquelles l’apôtre dit : « Vos richesses sont pourries… » !


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