« Ne vous confiez pas dans la violence, Et ne mettez pas un vain espoir dans la rapine. » Psaumes 62:11

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Qu’on se le dise : notre société est très violente ! Cette violence se manifeste par nos paroles, nos actes, nos révoltes ou encore nos pensées. Il suffit d’ouvrir le journal pour le constater. Dans la rue, au travail, au sein de la famille, nous pouvons tous subir l’agressivité des autres, quand elle ne vient pas de nous. La violence exacerbée engendre de la brutalité entre les être humains allant parfois jusqu’au meurtre.

Et pour couronner le tout, cette violence est souvent citée par la société pour justifier la non-existence de Dieu.  Nous avons tous déjà entendus : « Si Dieu existe, pourquoi il y a des guerres ? »

Alors prenons le temps d’analyser tout ceci, et de placer la violence dans le contexte biblique. D’où vient la violence ? Quelle est son origine ? Quelles sont les conséquences ?

En grec, la violence est issue du terme « Bia ». On y retrouve « toute action de force que ce soit du corps et de l’esprit ». En hébreux, le terme approprié est « Chamac »

La société est-elle responsable ?

Cinéma, livre, musique, télévision, bandes dessinées… et les médias de toutes sortes sont remplis de violence. Les coups, les meurtres, les viols, y sont illustrés abondamment dans des scènes d’un réalisme toujours plus percutant. Et les efforts de signalétiques n’y changent rien : petits et grands sont submergés par la violence. Surtout, les enfants dès leur plus jeune âge se trouvent confronter à la violence qui devient banale comme l’illustrent certains jeux de vidéos.
Comment est-il concevable de penser que ce genre de scène soit inoffensive ? Et que dire quand nous constatons que des jeunes s’imprègnent d’un tel état d’esprit ? Et pourtant, voilà quel est le quotidien de millions de jeunes, et de moins jeunes, aujourd’hui. Au final, c’est toute la société qui souffre de ces conséquences.

Guerres : la manifestation terrible de la violence

Les guerres sont les évènements les plus violents qu’ils soient, compte tenu du nombre de personnes tuées. Les armes les plus sophistiquées sont élaborées dans un but de commettre des meurtres et des crimes. Le but est simple : affronter l’adversaire pour obtenir la victoire grâce à la force. La folie associée à la violence peuvent aussi conduire à des scènes atroces comme nous avons pu le voir avec la 2d guerre mondiale (cf Hitler).


A chaque guerre, on assiste au passage d’un degré de violence rarement atteint. Pour l’illustrer, il n’y a qu’à voir les sommes astronomiques que génèrent le marché des armes. Bien que les États prônent la paix, il n’en demeure pas moins que le résultat fait état de conflits perpétuels. Au point, où le poste de la défense des pays est devenu l’un des tous premiers budgets de chaque État. Si 3ème guerre mondiale il y a, les armes utilisées tourneront autour du nucléaire, et les ravages seront terribles…

Mais une telle mentalité centrée sur la violence est-elle en accord avec les principes bibliques ?

La violence est très présente dans la Bible

Certains chrétiens sont parfois choqués par les nombreux passages violent dans la Bible. Il y a des centaines et des centaines de versets qui abordent, de près ou de loin, la violence : physique, sociale, morale – aussi bien dans les livres du Nouveau Testament que dans ceux de l’Ancien Testament. Comment Le livre de Dieu peut-il être l’image de vie et d’amour, mais aussi de haine et de violence ? Pour trouver la réponse nous devons aborder l’existence de la violence, non sous l’aspect de Dieu, mais sous celui de l’homme. En clair, pourquoi l’homme recourt-il à la violence ?

La Bible fait apparaître au commencent de l’histoire humaine un meurtre : celui d’Abel par Caïn. C’est le début d’une série : Esaü et Jacob, Joseph et ses frères, David et Saül… Avec Caïn et Abel, une première raison de la violence est donnée : l’envie-jalousie. Pourquoi cette jalousie? Caïn a peur, peur de manquer. Abel possède quelque chose que Caïn n’a pas : il est choisi par Dieu.  Prendre possession est alors ressenti comme une nécessité. Ainsi, naît la violence et elle finit par tout envahir : Caïn se laisse submerger par son ressentiment. Et dans bien des cas, c’est la peur qui nous conduit à poser un acte violent.

Autre passage terrible dans la Bible, Nouveau Testament cette fois ci : à la naissance de Jésus un massacre terrible d’innocents a été commandité. Il s’agit de la mort de tous les enfants de moins de deux organisée par  Le roi Hérode dans la région de Bethléem, craignant la venue d’un « Sauveur ». On retrouve ici également un sentiment de jalousie accompagné de colère.

« Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages »Matthieu 2:16

Comprenons que la Bible est le miroir de l’humanité, elle aborde ce qui était dès le commencement jusqu’à la fin. Entre temps, l’histoire se composent de différentes périodes souvent marquées par de la violence.

600 passages dans la Bible font paraître la destruction et l’extermination de peuples, de rois et d’individus

Le contraste de Dieu

Nous savons que Dieu est insondable. Qui peut prétendre tout connaître de Dieu ? Dans sa Parole, l’Éternel fait référence à la violence dans des passages pour illustrer celle-ci comme néfaste pour l’homme .

« Ne porte pas envie à l’homme violent, Et ne choisis aucune de ses voies. » Proverbes 3:31

« Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre.
Si quelqu’un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. »
Matthieu 5:39

« Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. » Romains 12:17

« Qu’il s’éloigne du mal et fasse le bien, Qu’il recherche la paix et la poursuive. » 1 Pierre 3:11

Ces versets font apparaître le côté pacifique de Dieu, et le Nouveau Testament va plus loin en témoignant que l’amour surpasse la haine et la violence. Cependant d’autres passages, notamment dans l’Ancien Testament font apparaître un autre côté, celui de la violence parfois salutaire : David contre Goliath, libération du peuple d’Israël…

Plus générale, comprenons qu’une limite s’impose à chacun de nous : il s’agit celle de l’autre. Mais elle n’est pas forcément respectée. Pour faire face aux hommes qui s’affranchissent des limites et gérer la violence qui s’ensuit,  Dieu sa loi et les règles de vie selon lui : par exemple en donnant dix commandements dont le célèbre «Tu ne tueras pas».

Le remède se trouve en Jésus-Christ

Le Nouveau Testament, au travers de Jésus et des évangiles, représente une avancée radicale dans la révélation d’un Dieu qui refuse radicalement toute violence destructrice, dans l’espoir que l’emporte la logique de la non-violence à laquelle il s’engage lui-même après le déluge, lorsque, déposant les armes, il abandonne son arc dans la nuée (Genèse 9).
Le récit des évangiles culmine pourtant dans un épisode d’une rare violence : la passion de Jésus qui met en scène la pire des violences des hommes, celle que des humains se déchaînent contre l’innocence, contre la pureté… contre Dieu. Jésus y réagit avec une incroyable dignité et une douceur qui va jusqu’au pardon accordé aux bourreaux (incroyable !). Là sans doute, se dit le dernier mot de Dieu sur la violence, lorsque son bien-aimé préfère être écrasé par elle plutôt que de risquer de l’imposer à d’autres. Le Jésus de la passion refuse en effet toute violence, fût-ce celle de la condamnation, ou celle de la preuve – celle qu’il infligerait à ses adversaires s’il les obligeait à croire en lui en descendant de la croix. Ce Jésus est l’innocent qui, injustement mis à mort, va jusqu’au bout de l’amour pour ceux-là même qui l’écrasent par leur violence.

Le Christ n’a pas supprimé la violence, mais en passant par elle, il en a triomphé. Et devant la croix du Christ, nous savons qu’en Dieu, il n’y a pas de violence, qu’il la condamne sans restriction. Cette violence a pourtant pris demeure dans le monde, et en nous.

Beaucoup prétendent que la bonté et la patience sont des formes de faiblesse. Pourtant, quand on y réfléchit, n’est-il pas plus difficile de se contenir que de céder à nos pulsions violentes ? Essayez, lorsque vous êtes en colère, de vous retenir d’être grossier ou de frapper, et vous pourrez constater qu’il est bien plus difficile de lutter contre soi-même que de se laisser aller à des débordements. La maîtrise de soi réclame bien plus de force qu’un coup de poing donné dans un mur ou sur le nez de votre voisin !
Jésus Christ, un homme de renommée mondiale, était complètement différent des individus forts et violents. C’était un homme de paix, qui n’a « pas commis de violence » (Isaïe 53:9). Quand ses ennemis vinrent l’arrêter dans le jardin de Gethsémané, ses disciples avaient emporté des épées (Luc 22:38, 47-51). Ils auraient pu déclencher une échauffourée pour tenter d’empêcher qu’on le livre aux Juifs. – Jean 18:36.

Les vrais chrétiens désirent calquer leur vie sur l’exemple et les enseignements de Jésus. Loin d’admirer ou d’imiter les hommes renommés et violents du monde, ils savent qu’au moment voulu par Dieu ces hommes-là seront éliminés pour toujours. Jéhovah fait cette promesse :

« Car les hommes droits sont ceux qui résideront sur la terre, et les hommes intègres sont ceux qui y resteront.Quant aux méchants, ils seront retranchés de la terre ; et les traîtres, eux, en seront arrachés. » Proverbes 2:21, 22 ; voir aussi Matthieu 13:41, 42.

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